加拿大最大法文杂志声援北京奥运

Saint88

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2004-05-08
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[FONT=宋体] 加拿大最大的法文杂志《时事新闻》(Lactualit?)5月号特别出版“中国专辑”,该杂志在社论中呼吁,对抵制奥运说不。[/FONT]
[FONT=宋体]据报道,《时事新闻》是全加拿大发行的半月刊法语新闻杂志,读者群是全体法裔加拿大人。时逢拉萨动乱和奥运火炬传递事件,为此,该杂志5月号专门出版了“中国专辑”。全部文章都是有关中国的报道。该杂志5月号社论的标题是:对抵制奥运说不!(Non au boycottage des Jeux),作者为Carole Beaulieu。社论指出,如果我们真正关心西藏事件,我们必须学会聆听中国人的声音,必须学会了解他们。[/FONT]

[FONT=宋体]中国在近几十年的迅速变化,有目共睹。一个13亿人口的大国,除了保证每个人的粮食之外,还要顾及文化的传统承继和人们的宗教信仰,这对中国政府来说是一个非常巨大的压力。中国领导人胡锦涛倡议的和谐社会,同样要在西藏实施相同的政策。社论还说,西藏有污染问题,森林消失的问题,但中国政府给西藏提供了大量的人力物力和财政拨款,他们不明白,为何还有那么多的藏人冲击店铺?社论表示,抵制2008北京奥运,不会改变一切的存在现实。其实,流亡的藏人清楚,他们惟有和中国政府协商和解。加拿大应该支持这种协商,具体到保护藏族文字语言和建立藏文学校等方面。[/FONT]

[FONT=宋体]社论指出,21世纪的中国将会担负起责无旁贷的责任,她曾经被这个世界隔离太久了。文章认为,西藏的自治,西藏的文化,西藏的宗教需要推动和鼓励。但是,我们需要认识到,在中国军队进入西藏之前,西藏并非天堂。在他们的精神需求后面,同样呈现着悲惨和无知。社论最后说,如果想通过奥运的机会来对中国人民施压西藏问题,中国当然会有巨大的反应。我们需要做的是,多多地了解中国人民吧,了解中国。[/FONT]
 
加拿大最大法文杂志声援北京奥运 ?

Misleading.
 
消息来源可靠,文章也写的客观。赞一个。
另一方面,gcd也要改善一下用人制度,换个了解西藏,尊重西藏的官。别整天搞得天怒人怨的。
唉,要是gcd的官都是真正为人民服务的好官,俺现在就收拾包裹回国,再不在这异族的地盘上装孙子受洋罪。
 
http://bbs.comefromchina.com/forum79/thread558049.html
已经有人报道了


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Non au boycottage des Jeux Selon un sondage Ipsos Reid, près de la moitié des Québécois (44 %) sont favorables au boycottage des Jeux olympiques pour protester contre la répression des Tibétains. Les écouter serait une erreur. Refuser de prendre part aux Jeux n’aidera en rien les Tibétains !
par Carole Beaulieu
publié dans L'actualité du 1er avril 2008 Si on veut vraiment influencer les Chinois — et leur gestion du Tibet —, on devrait commencer par mieux les comprendre. Leur pays change si vite.
L’insoutenable pression qu’exerce la nécessité de nourrir 1,3 milliard de personnes laisse peu de place aux considérations de préservation culturelle ou religieuse. La « société harmonieuse » souhaitée par le numéro un chinois Hu Jintao n’intègre pas la différence tibétaine autrement que sous la forme d’un exotisme bon à attirer les touristes (voir « Tibet : À bord du train des colonisateurs »).
La pollution, la déforestation, la limitation des naissances sont des fardeaux que portent déjà des millions de Chinois. En échange, Pékin leur offre la modernité et la consommation. « Pourquoi les Tibétains n’en seraient-ils pas contents ? » demande prosaïquement le pouvoir central. « Pourquoi vandalisent-ils des boutiques ? » Parce qu’ils n’en peuvent plus de voir les Chinois s’enrichir alors qu’ils sont pauvres et que leur culture se meurt ne fait visiblement pas partie des réponses convaincantes aux yeux du pouvoir.


Boycotter les Jeux olympiques de 2008 n’y changera rien. Si la Chine ne veut pas imploser sous la pression des immenses défis auxquels elle a à faire face (voir « Les bombes à retardement »), elle doit poursuivre sa vertigineuse course vers le développement économique. Pour y arriver, elle estime avoir besoin de l’eau, du minerai et de l’espace tibétains. Se priver de ces ressources n’est pas une option recevable pour Pékin. Les Tibétains en exil savent qu’ils doivent plutôt négocier une cohabitation.
Les organismes de défense des droits de la personne n’appellent d’ailleurs pas au boycottage des Jeux. Ils demandent plutôt une reprise des négociations entre les Tibétains en exil et Pékin. Le Canada devrait soutenir ces négociations. Si le Tibet y gagnait des écoles secondaires qui enseignent en tibétain — et non seulement en mandarin —, ce serait un bon pas en avant !
La Chine n’est pas le premier colonisateur à violer les droits de la personne. Pensons à la France à l’époque où elle colonisait l’Indochine. La France n’est plus un empire. La Chine s’apprête à devenir celui du 21e siècle. Et elle découvre déjà les responsabilités que cela lui imposera, elle qui a longtemps souhaité rester à l’écart du reste du monde.
Plus la Chine tisse des liens commerciaux internationaux — de l’Afrique à l’Amérique latine —, plus sa politique étrangère se nuance. Wen Jiabao, le premier ministre chinois, a publiquement demandé à la junte du Myanmar de se démocratiser ! Pékin a aussi cessé récemment de s’opposer au déploiement de forces des Nations unies au Darfour.
Plus la Chine prend de la place dans le grand jeu géostratégique du monde, plus elle est forcée de gérer des différences et de faire des compromis. L’Organisation de coopération de Shanghai, qui, à sa création, en 1996, ne regroupait que quatre républiques d’Asie Centrale, la Chine et la Russie, accueille depuis peu l’Inde, l’Iran, le Pakistan et la Mongolie en tant qu’observateurs. Cette alliance aux contours mal définis, qui s’est livrée à des manœuvres militaires en 2007, rend nerveux les États-Unis. Mais grâce à elle, voici les Chinois partageant des intérêts avec des pays à majorité musulmane ou hindoue ! Un cours intensif de diversité culturelle, qui pourrait un jour aider les minorités en Chine.
Hors du Tibet autonome (à peine un tiers du Tibet historique), dans les provinces voisines où vivent des minorités tibétaines, des organismes œuvrent pour maintenir en vie la culture, la langue et la religion tibétaines. Il faut les encourager. Tout comme il faut profiter de toutes les occasions pour promouvoir l’éducation et l’avancement des Tibétains. Le Tibet d’avant l’occupation n’était pas un paradis. La misère et l’ignorance y régnaient tout autant qu’une grande spiritualité.
Profitons des Jeux pour faire connaître aux Chinois le drame tibétain. La Chine peut réagir aux pressions internationales. Encore faut-il exercer les bonnes. Et pour cela, il importe de mieux comprendre les Chinois. Une bonne raison de lire ce numéro spécial ! À LIRE
« En mandarin, les trois idéogrammes qui forment le mot république (gong he guo) veulent dire mise en commun, harmonie et pays. Est-ce la même chose que la res publica, inventée par les Grecs, qui désigne la libre discussion des affaires de la cité sur l’agora, la participation de tous les citoyens aux affaires (res) publiques (publica) ? »
100 mots pour comprendre les Chinois, par Cyrille J.-D. Javary (Albin Michel)
 
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